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NAD⁺ - Le cofacteur central du métabolisme cellulaire

Un cofacteur universel, présent dans chaque cellule

Le nicotinamide adénine dinucléotide (NAD⁺) est une coenzyme que l'on retrouve dans l'ensemble des cellules vivantes. Il intervient comme accepteur et donneur d'électrons dans plus de 500 réactions enzymatiques, ce qui en fait l'un des métabolites les plus sollicités de l'organisme.

Son rôle principal : transférer l'énergie issue des nutriments (glucides, lipides, protéines) vers la chaîne respiratoire mitochondriale, où elle est convertie en ATP — la monnaie énergétique de la cellule. Au-delà du métabolisme énergétique, le NAD⁺ est consommé de manière irréversible par deux familles d'enzymes : les sirtuines (SIRT1-7), impliquées dans la régulation de l'expression génique, et les poly(ADP-ribose) polymérases (PARPs), essentielles à la réparation de l'ADN.

Un carrefour de trois voies métaboliques

L'organisme maintient ses réserves de NAD⁺ grâce à trois voies de synthèse interconnectées. La voie de récupération (salvage pathway) recycle le nicotinamide (NAM), un sous-produit de l'activité des sirtuines et des PARPs, via l'enzyme NAMPT — c'est la voie majoritaire dans la plupart des tissus. La voie Preiss-Handler utilise l'acide nicotinique (vitamine B3) comme précurseur. Enfin, la voie de synthèse de novo convertit le tryptophane alimentaire en NAD⁺ à travers une cascade de réactions enzymatiques (Rajman et al., 2018, Cell Metabolism).

Le nicotinamide riboside (NR), une forme de vitamine B3, emprunte une voie distincte : il est phosphorylé par les nicotinamide riboside kinases (NRK1/2) en NMN, puis converti en NAD⁺ par les NMNAT. Cette voie directe, identifiée par Bieganowski et Brenner en 2004, a ouvert un champ de recherche considérable sur les stratégies de supplémentation (Verdin, 2015, Science).

Focus science

Dans une revue publiée dans Nature Metabolism, Vinten et al. (2025) ont synthétisé l'ensemble des essais cliniques humains portant sur la supplémentation en précurseurs du NAD⁺ (NR et NMN). L'analyse confirme que le NR élève significativement les niveaux de NAD⁺ dans le sang total et les tissus périphériques, avec une bonne tolérance.

Un déclin progressif à partir de l'âge adulte

Plusieurs études chez l'humain documentent une diminution des niveaux de NAD⁺ avec l'âge, bien que l'ampleur et la cinétique varient selon les tissus. Dans le foie, les concentrations mesurées chez les plus de 60 ans représentent environ 70 % de celles observées chez les moins de 45 ans — une réduction associée à un ralentissement de l'enzyme NAMPT (Vinten et al., 2025, Nature Metabolism).

Dans le cerveau, les résultats sont plus contrastés : certaines techniques d'imagerie par résonance magnétique montrent une corrélation négative entre NAD⁺ et âge chronologique, tandis que d'autres ne détectent pas de différence significative. Ce paradoxe suggère que le déclin pourrait être davantage lié à l'âge biologique qu'à l'âge calendaire. Dans le muscle squelettique, l'exercice régulier semble préserver les niveaux de NAD⁺, ce qui souligne le rôle du mode de vie (Iqbal et Nakagawa, 2024, BBRC).

Axes de recherche actuels chez l'humain

La recherche clinique sur la supplémentation en précurseurs du NAD⁺ explore principalement trois domaines. Le métabolisme énergétique constitue l'axe le mieux documenté : plusieurs essais randomisés montrent une élévation mesurable du NAD⁺ sanguin après supplémentation en NR, avec des indices d'amélioration de la fonction mitochondriale dans le muscle (Yoshino et al., 2021, Science).

Les travaux sur le vieillissement cellulaire étudient l'impact sur des marqueurs comme l'inflammation chronique de bas grade, le profil épigénétique et la sénescence cellulaire. Les résultats préliminaires sont encourageants, mais les essais à grande échelle restent nécessaires. Enfin, un domaine émergent concerne la neuroprotection : des données précliniques solides et de premiers essais humains explorent le rôle du NAD⁺ cérébral dans le maintien cognitif lié à l'âge.

⚠️ Ces axes relèvent de la recherche en cours. Aucune de ces études ne permet de formuler un claim thérapeutique pour un complément alimentaire.

NAD Booster : notre formulation tri-actifs

Le NAD Booster SenSci associe trois ingrédients complémentaires. Le nicotinamide riboside (NR), forme de vitamine B3 autorisée dans l'Union européenne (Règlement 2021/468), apporte un précurseur direct du NAD⁺ via la voie NRK. Le nicotinamide (NAM) alimente la voie de récupération NAMPT. La triméthylglycine (TMG, bétaïne) fournit des groupes méthyle qui soutiennent le métabolisme de l'homocystéine, un aspect important lors de la supplémentation en précurseurs du NAD⁺.

La niacine contribue à un métabolisme énergétique normal et à la réduction de la fatigue.

⚠️ Le NMN (nicotinamide mononucléotide) reste non autorisé comme Novel Food dans l'UE (plusieurs demandes déposées, aucune approbation à ce jour). Le NR de notre formulation est conforme à la réglementation européenne en vigueur.